“Google et la bibliothèque globale”
Tuesday 28 June 2005
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Sous ce titre un peu accrocheur se cache un petit interview sur swissinfo de la nouvelle directrice de la bibliothèque nationale suisse, Mme Marie-Christine Doffey.On y apprend par exemple quelle est selon elle la place d’une bibliothèque nationale à l’heure d’Internet :
“Une bibliothèque nationale, et les bibliothèques en général, ont toujours leur place. Leur rôle n’est pas le même que celui d’internet. Internet offre un accès à énormément d’informations. Mais une information qui, souvent, n’est pas structurée, et dans laquelle on se perd très facilement. Le savoir-faire des bibliothèques, c’est d’organiser cette information. Et de servir aussi d’intermédiaire entre l’usager et l’information. Ce rôle de médiateur, seul un bibliothécaire peut l’assurer. Divers services se développent dans ce domaine, une concurrence s’installe, c’est vrai. Mais nos mandats vont au-delà de ce que peut assumer internet.”
En général je suis d’accord avec ces idées maintes fois évoquées, mais j’ai l’impression que les usagers ne les partagent pas, car ils ont de plus en plus d’appetit numérique (voir à ce propos l’article de D-Lib “Plenty of Room at the Bottom? Personal Digital Libraries and Collections” commenté aussi par biblioacid) et ils n’aiment pas les intermédiaires.
Concernant le projet Google Print, elle se distance un peu des cris d’alarme déjà entendus :“L’annonce de Google a été bénéfique dans le sens où les bibliothèques européennes ont pu se positionner par rapport à la digitalisation. Ce que Google essaie de mettre au point est très intéressant. Mais ce projet très ambitieux - on parle de 18 millions de documents digitalisés - pose un certain nombre de questions. Quel type de documents seront digitalisés? Comment seront résolus les problèmes de droits d’auteurs? Quelles mesures de conservation vont être prises?”
A ce propos, il y aussi un billet très intéressant de figoblog concernant la publication sur internet du contrat entre l’Université de Michigan et Google sur lequel on peut voir les conditions qui les lient et le contrôle que Google garde sur les documents numérisés.Malgré ce vent apparament salutaire de numrérisation, pour Mme Doffey le concurant principal de la BN reste Google :
“Google dispose de puissants moyens. C’est un concurrent en termes de capacité financière, de capacité technologique, de rapidité de réponse aux besoins des usagers, d’anticipation des nouvelles habitudes. C’est un concurrent tout simplement parce que nous n’aurons jamais cette rapidité de lancer des projets novateurs à si large échelle. Par contre, sans s’aligner sur Google, nous pouvons nous en inspirer. Et voir où nous pouvons faire mieux, sur la base d’autres intérêts.”
En conclusion, la BN sera dirigée dans une ligne de “continuité innovante” (j’aime bien cette définition contradictoire mais très suisse, je vais l’appliquer à mon propre travail) car “dans un marché très concurrentiel, la bibliothèque doit être innovante aussi. Elle doit régulièrement développer de nouvelles activités, de nouvelles prestations pour ses usagers.”
Là , je suis complètement d’accord avec elle.
PS : Petit mot sur swissinfo : remplaçant web de Radio Suisse International qui avait arrêté ses emissions sur les ondes en octobre 2004 (voir l’article du temps à ce sujet), c’est un site d’information sur la suisse très complet et bien fait, et l’un des premiers à avoir propose un fil RSS (que j’ai ajouté à mon lecteur)
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C’est vrai, j’ai fait exprès de démarrer mon blog justement la veille de la première formation sur les blogs que je donne à mes collègues bibliothécaires/documentalistes, mais c’est pas pour me faire de la pub (en tout cas pas uniquement) mais plutot pour pouvoir montrer en temps réel ce qui signifie la publication d’un blog.En fait ça faisait un bon moment que je voulais montrer ce nouveau média à mes collègues car il a (et il aura de plus en plus) de fortes implications dans le monde de l’information. Ce que les blogs ont réussi à faire en quelques mois c’est énorme non seulement du point de vue du contenu et d’une information extrémement rapide et hors les manipulations et les contraintes des mass-media, mais aussi du point de vue technique car c’est le premier usage en masse de XML pour partager l’infromation sur le web (ce dont on rêve encore dans le monde des bibliothèques).
Si le web semantique n’est pas encore tout près, au moins les blogs auront motré la voie à suivre et nous amené au web 2.0
Dans ce cours qui se veut pratique (avec Firefox et feedreader comme outils principaux de pratique) je vais essayer de parler de :
J’espère y arriver!
Voici une découverte : Awasu!
C’est un lecteur RSS mais pas seulement! il permet aussi de lier des actions aux fils (envoi par mail ou transfert vers une base de données MySql)
J’aime bien la simplicité de feedreader, mais je croix que ces fonctionnalités (je suis en train de les tester en ce moment) peuvent être d’une grande utilité pour créer un vrai service de veille RSS.
A suivre…

Voilà , c’est fait, je laisse les tests, les traductions des modèles, la mise en forme des templates… tout n’est pas parfait mais en gros mon blog est prêt pour voir le jour… parmi d’autres milliers de blogs qui naissent chaque jour (15000 selon certaines estimations!)
Cette quantité d’information disponible sur le web, et en particulier l’explosion du nombre des blogs dans très peu de temps, me font prendre conscience de l’immense quantité d’êtres humains parmi lesquels je vis sur cette planète, parmi lesquels j’essai de me frayer un petit chemin à moi avec les moyens dont je dispose, et celui-ci en est un très intéressant. Cet outil a tous les ingrédients que j’aime (simplicité, rapidité et liberté) pour créer mon coin paradoxal d’intimité publique sur la toile.
Merci à celles et à ceux qui m’ont initié dans la blogosphère et qui font d’elle un univers parallèle très riche et intéressant. J’espère que mes petits billets seront une contribution positive et non pas une pollution dans ce nouveau monde que je commence à habiter aujourd’hui.
Pablo